La question posée est presque toujours : quelle formule coûte le moins cher ? Ce n'est pas la bonne. La bonne question est : de combien de trésorerie ai-je besoin les six premiers mois, et qu'est-ce que je peux immobiliser sans me mettre en difficulté ?
Les quatre formules
L'achat comptant est toujours le moins cher au total. Il est aussi celui qui mobilise le plus de trésorerie au moment où vous en avez le plus besoin.
Le crédit classique vous rend propriétaire dès l'achat et étale le remboursement. Vous payez des intérêts, mais vous gardez votre réserve.
Le crédit-bail est une location assortie d'une option d'achat en fin de contrat : vous pouvez devenir propriétaire, ou rendre le matériel.
La location simple ne prévoit aucune option d'achat. Vous restituez la machine au terme. C'est la formule qui préserve le plus la trésorerie et qui coûte le plus cher sur la durée.
Sur quelle durée financer
Sur une durée nettement plus courte que la durée de vie attendue de la machine. Finir de payer un pétrin qui arrive en fin de course est la situation à éviter absolument : vous vous retrouvez à financer deux machines en même temps.
Le matériel d'occasion
Il se finance plus difficilement et souvent plus cher, car l'organisme a moins de visibilité sur la valeur résiduelle. Cela ne le disqualifie pas, mais il faut l'anticiper plutôt que de le découvrir au moment du dossier.
Les dispositifs d'aide
Il existe des dispositifs de prévention des risques professionnels portés par les organismes de prévention, notamment autour de l'exposition aux poussières de farine, qui est une maladie professionnelle reconnue en boulangerie. Les conditions, les plafonds et la liste du matériel concerné évoluent : ils se vérifient directement auprès de l'organisme compétent, avant tout achat, et jamais sur la foi d'un vendeur.
Ce que Levainor fait, et ne fait pas
Levainor vend du matériel. Levainor ne propose aucun crédit, ne monte aucun dossier de financement et n'intervient pas dans la constitution d'une demande d'aide. Cette partie se traite avec votre banque ou un organisme spécialisé, indépendamment de votre fournisseur.
Calculer le retour sur investissement
Comparez ce que la machine vous fait gagner chaque mois au coût total d'acquisition. Trois gains se mesurent : les heures de main-d'œuvre économisées, la production supplémentaire réellement vendue, et la baisse des pertes grâce à la régularité. Le troisième est le plus réel et le plus souvent oublié.
Attention au premier : une heure gagnée n'a de valeur que si vous en faites quelque chose. Produire plus sans vendre plus ne rapporte rien.
L'ordre des priorités
Mettez le gros du budget sur ce qui fixe votre capacité de production et sur ce qui serait coûteux à reprendre : l'installation électrique, l'extraction, le froid. Économisez sur ce qui se rachète facilement au fil de l'eau, comme les chariots, les plaques et les bacs.